jeudi 14 avril 2016

Les parapluies de Cherbourg

Attention, je vais un peu divulgâcher le film. Donc si vous ne l'avez pas encore vu, vous n'avez rien à faire ici foncez le voir !


Profitant d'un mariage aux alentours de Caen, mon HaaS m'a proposé de faire un détour par Cherbourg, connaissant mon amour pour le film de Jacques Demy parlant de parapluies (mon amour pour ses autres films, j'en parlerai une prochaine fois !).



Les parapluies de Cherbourg, c'est l'histoire d'amour la plus triste au monde. Au moins, Roméo et Juliette se suicident en s'aimant toujours, d'un amour éternel. Alors qu'ici, l'histoire d'amour est bien plus amère, détruite par la guerre, l'absence prolongée et l'infidélité.
Mais ce film est si beau ! Un de mes films favoris du monde entier. Il y a un travail impressionnant sur les couleurs des décors + costumes dans ce film, c'est vraiment fascinant à regarder (moi aussi je veux accorder mes tenues aux décors colorés que je traverse). Et Catherine Deneuve y est si belle !

Certes, l'aspect chanson en continu peut faire peur, mais moi je trouve qu'on l'oublie facilement (bon, je suis fan de comédies musicales aussi). D'ailleurs, le film s'en moque dès le début avec un personnage qui chante : « J’aime pas l’opéra, le ciné c’est mieux ! Tous ces gens qui chantent tu comprends, moi ça me fait mal. J’aime mieux l’ciné ! » (en regardant le film au cinéma, c'est encore plus drôle !).
Puis bon, la chanson Devant le garage (que je connais par cœur ) est quand même l'une des rares chansons (avec quelques-unes de Cécile Corbel) que j'arrive à chanter juste, et ça c'est tellement plaisant !
(Même que cette chanson tire-larmes a été utilisée en anglais pour la fin de l'épisode le plus triste de Futurama… Larmes +10000)

Vidéo de très mauvaise qualité pour LA chanson : Devant le garage.

Bref, regardez ce film. Et si vous l'avez déjà vu il y a longtemps et que vous n'avez pas aimé, lisez cette intéressante chronique du film par Nio Lynes puis donnez-lui une seconde chance.

Ouais, tout à fait, j'ai un bout de pellicule 35mm du film ! \o/

Et Cherbourg alors ?


Premier constat : les gens ne chantent pas. Moi qui m’étais préparée en regardant 200 fois le film et en écoutant la BO (donc le film en entier sans les images, oui) 3000 fois, pour m’entraîner à demander de l’essence ou un parapluie en chantant, j’étais sacrément déçue !
Deuxième constat : les gens n’ont pas de parapluie greffé à leur bras (surtout quand il fait beau). Trahison !

Plus sérieusement, je suis super heureuse d'avoir vu la boutique de parapluies et quelques autres lieux du film. Même si, évidemment, Cherbourg a pas mal changé depuis, et que certains lieux n'existent pas/plus. En tout cas, la ville a eu la bonne idée de mettre en place un parcours des lieux de tournage, et ça c'est cool (mais j'ai bêtement oublié de chercher la brochure à l'office du tourisme, grumpf…) ! 

Parcours des lieux de tournage

On a vu les quais. Alors dans le film, je n'avais absolument pas remarqué qu'il y avait une montagne à Cherbourg. Ça m'a bien surprise en arrivant !
Remarquez le bâtiment au toit vert avec petite tour derrière la tête de Roland…
… c'est le même bâtiment au toit vert, et pareil pour le bâtiment juste à droite !
Par contre, les tours derrière le bâtiment au toit vert sont nouvelles… ^^'
Pourtant, on la voit bien la montagne, là !
C'est la même montagne !
Mais bizarrement, y avait pas ce grand centre commercial à l'époque… :p

Puis la basilique de la Trinité, là où Geneviève se marie avec Roland Cassard.
Pourquoi on n'avait pas le tapis rouge et les fleurs, nous ?
Pas grave, mes PicoKaki et PicoJudu sont suffisamment mignons pour pallier l'absence de tapis rouge.
Dommage, y a pas de plan large de la basilique dans le film.

Petit passage par la place de la Révolution (passage furtif du film), mais j'ai du mal à reconnaître les bâtiments, j'ai l'impression qu'ils ont changé de place ! On aurait dû y aller pour le carnaval, j'aurais peut-être mieux reconnu ? ^^
Pourtant, le bâtiment avec des arches, là, ça devrait se retrouver, non ?
… Mais il y a soit celui à droite sans arches à l'étage…
… ou celui-là en face de l'autre, mais trop grand. Donc aucune idée.
Tant pis, allons voir du côté du magasin violet au fond, là ! 

La boutique de parapluies était juste à côté, et elle, elle était tout à fait reconnaissable (forcément, c'était écrit dessus, mais pas aux bonnes couleurs…) ! 
Magasin à gauche dans le film.
Magasin à gauche dans la vraie vie.
La vraie vie est moins colorée… =(
Boutique pleine de vie !
Boutique abandonnée…
En face de la boutique, il y a des azulejos ans le film !
Dans la réalité, c'est juste de la peinture violette. 
Vitrine de la boutique décorée en l'honneur du film !
Avec un coussin parapluidecherbourgeois !
PicoJudu Demy 

Mais je ne pourrai jamais vivreuh sans toi !
Je ne pourrai pas, ne pars pas, j'en mourrai !
Je te cacherai, et je te garderai, mais mon amour… ne me quitteuh pas…
Happy Kaki !
Mise en place du picoparapluie et de la PicoKaki…
Youhouuuu !
Kaki, picoparapluie et PicoKaki à Cherbourg !
(Le vrai parapluie y était aussi, mais il faisait beau donc il est resté dans la voiture…)
 
 


Et enfin, la cour Marie, où Guy vit avec sa tante. Alors là, j'ai eu beaucoup de mal. Nous sommes arrivés dans une cour toute mignonne, mais qui n'avait rien à voir avec le film ! La cour était accessible par deux entrées tunnels, alors que dans le film il n'y a pas de tunnel. J'étais perdue. Mais en fait, je pense qu'avant il ne devait pas y avoir de tunnel, et qu'on ne voit pas la cour dans le film, mais juste l'entrée et la petite rue qui mène à cette entrée.
La jolie cour Marie d'un côté (tunnel d'entrée en face).
La jolie cour Marie de l'autre côté (autre tunnel d'entrée derrière le monsieur qui marche).
Ceci est censé être tourné au même endroit. Hum.
(Mais regardez bien la porte verte à gauche, on y reviendra.)
Donc on pense que la scène est tournée le long du mur à droite, mais vu par l'autre côté (en face).
En gros, le monsieur sur la photo est bien placé pour la scène, c'est juste moi la "réalisatrice" qui suis du mauvais côté !
Mais 
je n'ai pas de photo de cette ruelle d'en face, car… car je ne savais pas On va devoir retourner à Cherbourg du coup ! ^^'
La ruelle donne sur cette entrée dans la cour Marie.
Remarquez la porte verte à droite entourée de céramique rouge
 : c'est la même que sur la précédente photo du film (deux photos au-dessus, remontez et vous la verrez).
Dans la photo précédente du film, ils tournent juste à leur droite, et ça donne cette scène.
Cette scène se passe à travers le tunnel à droite.
Sauf que s'il y avait un tunnel à l'époque (je n'en sais rien), le plafond n'était pas aussi bas !
Le même tunnel vu par la ruelle. Donc l'appartement de Guy serait dans l'atelier juste à droite.
L'entrée dans l'appartement de Guy dans le film ressemble quand même plus à celle-ci de la Société Générale juste à côté ! :p

On a aussi vu le lieu du garage où travaillait Guy, mais ça ne ressemble à rien, pire que la cour Marie ou que la place de la Révolution, donc bon, tant pis.

Sinon, Cherbourg c'est aussi plein d'enseignes en rapport avec le film, ou avec des jeux de mots pourris normalement réservés aux coiffeurs !
 
 


Aussi, gros regret pour la manufacture de parapluies. Un monsieur a profité du film pour créer son parapluie de Cherbourg (il a eu bien raison !), et la manufacture avec un musée peut être visitée, normalement… Mais en y allant, on nous a dit que ça n'ouvrait qu'à partir du 22 avril. J'avais bien regardé les horaires et les jours d'ouvertures, mais je n'avais trouvé AUCUNE indication sur des dates… Donc grumpf-tout-pourri. Voilà.

En tout cas, ils ont bien ciblés leurs clients ! :D
Oh, tiens, des parapluies ! Enfin !
La manufacture de parapluies, reconnaissable à ses… parapluies.

Encore une raison de retourner à Cherbourg du coup : refaire les photos et visiter la manufacture !
Et prochaine étape, visiter Rochefort et… Nantes ! 

Rendez-vous la semaine prochaine pour un zoom sur les picoparapluies crochetés ! \o/




Lien(s) utile(s) :
 Super chronique du film par Nio Lynes
 Autre chronique du film par Shangols
 La brochure du parcours Sur les pas de Jacques Demy de la ville de Cherbourg

jeudi 7 avril 2016

Pendant ce temps-là… #2

Hop ! N'ayant pas le temps cette semaine de faire un vrai bel article, je vous présente à nouveau des projets terminés (ou en cours), mais pour lesquels je n'ai pas grand chose à dire, et donc qui n'ont jamais l'occasion d'apparaître sur mon blog… sauf dans des cas comme aujourd'hui !
Du coup, il y a de très très vieux projets, et du n'importe quoi aussi, mais bon ! ^-^


Je vais commencer par le plus WTF : un coton-tige. Ouais.
Il faut savoir que c'est le jouet favori de mes chats. La forme "petit bâton" les excite terriblement. Donc dès qu'on sort un coton-tige de sa boîte, Perlipopette rapplique immédiatement (qu'elle dorme ou qu'elle glande à l'autre bout de chez nous, elle apparaît sys-té-ma-ti-que-ment) pour attendre sur les lavabos, espérant en attraper un dans la boîte mal refermée, en vain. Depuis, Raxacoricofallapatorius (que l'on croyait si innocente et si sage) a compris le truc et attend, elle, devant la poubelle pour choper les usagés… (BEURK)
Comme je n'aime pas trop leur en donner (elles en bouffent le coton), mais qu'elles adorent vraiment ça et sont beaucoup trop mignonnes avec pour leur en priver, j'ai décidé de leur en crocheter un. Avec un bâton de niniche à l'intérieur pour la rigidité, car ces bâtons ont l'avantage de ne pas être creux. (J'ai dû me dévouer pour manger une niniche, c'était trop dur ! )
Bon, le souci maintenant c'est qu'elles me le paument tout le temps… T_T

La longueur semble bonne pour y mettre le bâtonnet ! 
L'illusion est totale, on ne sait même plus où est le coton-tige crocheté ! :p
Il y en a une à qui ça plaît en tout cas ! \o/
Il y en a même deux qui sont ravies !
(Tellement qu'elles en sont floues…)


Sinon, j'ai surtout fait des cadeaux pour les amis/famille !
Comme cette housse de téléphone pour laquelle je suis trop trop fière du visage que j'ai fait, pour une fois !
C'te bouille ! 
Oui, il y a eu toute une panoplie assortie. 
L'étui en action, avec ruban vert pour resserrer !

Dans les mêmes couleurs (ah ?) j'ai essayé un cache-pot avec un point trouvé sur Pinterest.
On dirait des visages en fait… o_O
Fonctionne pour plantes (sur)vivantes et plantes crochetées.

Faire du crochet, ça ne lave pas les vitres malheureusement…

À partir de mon modèle de BN, j'en ai fait un porte-monnaie. J'ai commencé par une bourse toute marron, et j'ai cousu les biscuits de chaque côté. J'ai du coup crocheté sur une fermeture Éclair pour la première fois, avec des mailles coulées et un petit crochet suffisamment pointu… ben je suis plutôt contente !
Ça s'ouvre, c'est magiiiique !
Bon, une couturière (et une crocheteuse aussi ?) trouvera peut-être mes finitions moches,
mais c'est ma première fois euhhh !
Tiens, mais qui voilà, qui s'incruste ?


Et pour finir, j'ai essayé pour la première fois aussi de faire un cadre au crochet. Le vrai cadeau, pour le coup, n'était pas le cadre mais le truc à encadrer. Cependant, tout seul c'était un peu pourri, il fallait bien que je fasse quelque chose pour l'embellir…
Je me suis donc penchée sur la manière à suivre pour réaliser un cadre crocheté. J'ai vu beaucoup de tutoriels qui font ça autour d'un cadre en carton. J'ai tenté et ça ne me plaisait pas du tout, c'est trop souple, ça se déforme. Alors j'ai pris un couvercle plastique de crème glacée (encore obligée de se dévouer…) que j'ai découpé comme je pouvais, et c'est carrément mieux !
Pour la bordure, j'ai utilisé un point trouvé sur Pinterest, encore une fois (c'est celui qui est marqué d'une croix justement).
Tadaaaaaam !
(C'est un lion invisible qui saute au-travers !)
Une PicoKaki encadrée, c'est pas mal aussi, non ?

Le plus beau tableau du monde.
(Si vous trouvez ce que ça représente, vous aurez droit à un bisou et à ma reconnaissance éternelle !)

C'est tout pour cette semaine ! À bientôt pour un retour à la normale !




Lien(s) utile(s) :
 Modèle du BN au crochet, par… moi-même :p
 Modèle du point utilisé pour le cache-pot (en diagramme)
 Modèle du point utilisé pour le cadre (en diagramme)